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 « Installez-vous, je ne mords pas. » [Libre]

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Stella Hurricane

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MessageSujet: « Installez-vous, je ne mords pas. » [Libre]   Lun 16 Jan - 12:41

Ce n'était qu'un matin comme un autre. Un réveil habituel. Ses pupilles s'habituaient à la clarté extérieure, alors qu'elle sortait de ses couvertures. D'un geste machinal et avec grande élégance, elle se levait, se débarbouillait et s'habillait. Elle tirait ses cheveux en arrière, juste pour déplacer ses mèches. Elle observait son reflet dans la glace, avant d'afficher un sourire comme elle en faisait souvent. Elle se retournait et faisait son lit, avant de sortir dans le couloir. Chaque mouvement dégageait une élégance, une prestance. Ses talons claquaient sur le sol de bois, étouffés par le tapis bordeaux. Elle réajustait son manteau, alors qu'elle descendait les marches en marbre blanc. Le cocher était déjà arrivé et attendait devant les portes.

Ainsi elle sortait de la bâtisse et montait dans la calèche, dans la même position que d'habitude, elle s'installait. De temps en temps, il fallait bien se faire plaisir et un petit tour en ville pour faire du shopping était une bonne occasion de se détendre. Surtout que la date fatidique approchait. Cette date qu'elle détestait. Stella avait suivit son maître jusqu'ici, enfin, son corps. Il fallait qu'elle endosse le rôle de maid - maîtresse des lieux. Oui, bien sûr qu'elle pouvait laisser tomber ce statut et retourner dans les Enfers, mais elle était comme « attachée » à cet endroit. Le monde des humains n'avait rien de satisfaisant, quoi que, ces derniers temps, des choses étranges se produisaient. Quelque part, elle était soulagée. Elle se disait que le monde des humains était bien plus noir que les Enfers et cela ne l'étonnait pas vraiment. Les humains étaient de véritables monstres, si on oubliait qu'ils étaient la nourriture favorite des Démons.

Elle rajustait ses gants avant de voir les vestiges d'une Londres majestueuse. Pour Stella, cette ville n'était pas fantastique du tout. Les crimes, le ciel gris, les ruelles sales... Cela se rapprochait des Enfers. On pouvait même dire que c'était un double des Enfers. La calèche s'arrêtait dans un mouvement sec, devant un « parking » de calèches et Stella sortit brutalement de ses pensées. Elle descendait de la voiture et prévenait le cocher qu'elle serait sans doute plus tardive que d’habitudes. Le cocher approuvait et disparaissait au café d'en face. La Démone soupirait en fermant les yeux, se décidant finalement enclencher la marche. Elle ne tirait pas grande attention des gens qui se retournaient sur son passage, d'ailleurs, ces derniers temps, cela ne l'affectait même plus. Non pas qu'elle commençait à s'en lasser, mais comme elle n'avait pas la tête à ça, elle ne s'en occupait pas.

Elle fit plusieurs magasins, avant de s'arrêter devant un café installé autour de la Grande Place. Elle commandait un whisky avec glace et dépliait le journal, tout en croisant les jambes. Autant dire que vivre comme un humain n'était pas désagréable et il fallait paraître au moins un minimum humain. Il ne fallait pas crier qu'on était Démon, Ange ou autre. Tout de même... Ainsi, comme quelqu'un de normal, elle dégustait son whisky tout en lisant ce journal qui déblatérait encore une fois, des banalités.
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William T. Spears

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MessageSujet: Re: « Installez-vous, je ne mords pas. » [Libre]   Mer 25 Jan - 7:21

    William, pour une fois, avait décidé de se poser à la cantine pour se sustenter, délaissant son cher bureau durant quelques minutes. Oh il n’allait pas s’y attarder, il ne fallait pas se faire trop d’illusions non plus, d’ailleurs les quelques Faucheurs présents dans la salle lui lançaient de temps à autres des coups d’œil, comme pour vérifier que le superviseur était bel et bien là. Seul à sa table, d’ailleurs il ne tenait absolument pas à avoir une quelconque compagnie, il mangeait tranquillement gardant néanmoins un œil sur sa montre. C’est qu’il s’agissait de ne pas être en retard. Pour rien au monde. Brusquement, il se releva son air impassible toujours sur le visage, et alla ranger son plateau. Bizarrement, il avait décidé de raccourcir sa visite à la cantine en voyant qu’un certain Faucheur rouge arrivait. Il n’avait pas la moindre envie de se le coltiner dès le matin, ou plutôt il n’avait pas envie de perdre déjà du temps pour être en retard dès le matin. Ce fut donc en évitant au mieux son homologue qu’il se rendit dans son bureau, enfilant ses gants de travail qui ne le quitterait sans doute pas avant la fin de la journée, ou alors que très rarement.

    Bon, l’emploi du temps ne semblait pas trop chargé par rapport à d’autres jours, il n’y avait aucune réunions de prévues, c’était déjà ça. Enfin, inutile de s’attarder sur ce fait, et autant s’attaquer de suite à la tâche, comme assigner des missions à ses subordonnés. Cela ne devrait pas prendre énormément de temps, si l’on daignait ne pas le déranger. Mais bon, il y aurait toujours un hurluberlu pour venir en plein milieu de son travail c’était inévitable. Quoiqu’il en soit, l’hurluberlu en question ne semblait pas encore arriver donc, autant en profiter et avancer le plus possible. Prenant donc de quoi écrire et se penchant sur ses feuilles, il ne fallut pas longtemps au superviseur pour se rendre à l’évidence qu’il y avait un nombre trop important de morts pour le personnel dont il disposait. ….Très bien. Il devrait mettre lui aussi la main à la pâte, il n’avait pas le choix. Mais cela ne le dérangeait pas tant que cela au fond. Sortir ne lui ferait que le plus grand bien, même si ce n’était pas censé être une promenade de santé.

    Ne tardant pas à remplir ses différents papiers et à les envoyer aux concernés, le temps passa tranquillement, jusqu’à ce que William décide d’arrêter la paperasse afin de ne pas être en retard à la propre mission qu’il s’était assignée, ce serait dommage. Même si il était en avance, il valait mieux ça que le contraire. Vérifiant qu’il avait bien sa Death Scythe avec lui, ainsi que le Livre, il sortit du bureau, se rendant dans Londres même. Bon. Etre parmi les humains n’était pas ce qu’il préférait, mais il ne pouvait pas vraiment faire autrement pour le moment. Ceci dit, lorsqu’il arriva à l’endroit où la personne était censée mourir, il se rendit compte qu’il ne s’agissait non pas d’une simple demeure, mais plutôt d’un bar où se trouvait déjà un bon nombre de gens. …Génial. Mais en regardant de plus près, il remarqua que la personne ne se trouvait non pas en bas parmi les autres, mais plutôt un peu plus haut, dans un des étages supérieurs. …Pourquoi ne pas aller par derrière et tant qu’à faire entrer par la fenêtre ? Ce serait beaucoup plus discret. Et il pourrait aussi éviter la foule.

    Allant donc à l’arrière de la maison, il lança un regard à la fenêtre qu’il devrait atteindre, essayant surtout d’écouter pour voir si il y avait une ou plusieurs personnes dans la pièce dans laquelle il devait se rendre. N’entendant strictement rien, il arriva à la conclusion que sa ‘victime’ n’était pas accompagnée. Mais autant attendre l’heure fatale avant de faire son apparition. Il attendit donc au pied de la maison, regardant les quelques passants avec un intérêt plus que modéré. Les humains en soit étaient tout à fait inintéressant. Mais ils leur donnaient du travail. C’était grâce à eux qu’ils étaient des Faucheurs en quelques sortes, alors il ne pouvait pas les blâmer. Fixant de nouveau sa montre, il attendit encore quelques minutes puis se décida enfin à entrer dans la dite chambre.

    Lorsqu’il vit l’humain dont il devrait faucher l’âme, il ne fût aucun doute que cela allait être de vieillesse. Merlin, cela ne pouvait pas être un peu plus intéressant ? Cette mort était…plus que banale. Même si il ne le montrait pas plus que ça, le superviseur s’amusait parfois à voir la façon dont mourraient les gens, cela pouvait être distrayant. Mais bon. Il se contenterait avec ce qu’il avait. Sortant sa précieuse Death Scythe, il ne fit pas attention aux supplications de l’humain et enfonça sans aucun remords ni hésitation son sécateur pour faire apparaître la lanterne cinématique. …Bon. L’affaire serait vite classée, l’humain ne changerait en rien le cours du monde. Son âme allait être tout bonnement fauchée. Chose que William ne tarda pas à faire. Ceci fait, il se rendit de nouveau à la fenêtre, comptant emprunter le même chemin qu’au départ, mais deux badauds c’étaient arrêtés juste en dessous. …Aha. Malin. Très intelligent, il faisait comment maintenant pour ne pas leur atterrir dessus ? Il pourrait essayer de les éviter, mais voir quelqu’un se lancer tranquillement du premier étage, ils ne risquaient pas d’apprécier. Bon le superviseur n’en avait cure, mais récemment un de ses supérieurs lui avait demandé d’être un peu plus discret sur le terrain. Franchement.

    Lâchant un soupir, il fit demi-tour et fût donc contraint à sortir par la porte en essayant de ne pas se faire trop remarquer. Faisant comme si il était chez lui, le Dieu de la Mort de son air habituel sortit donc de la chambre et descendit tranquillement les marches, arrivant dans la pièce centrale. Franchement…Il détestait les endroits dans ce genre. Surtout que… il s’interrompit dans ses pensées, son regard s’étant posé sur une jeune femme qui lisait tranquillement son journal. …Pourquoi ne lui inspirait-elle pas confiance ? Il n’en avait pas la moindre idée. Essayant de ne pas y faire attention, il s’avança, n’ayant pas l’intention de s’éterniser ici, même si il était immortel ce n’était pas une raison, mais il ralentit en arrivant dans les parages de la jeune femme qu’il venait de repérer. C’était lui où il avait l’impression qu’un Démon était dans les parages ? Non ce n’était pas qu’une impression. Le tout était de savoir si oui ou non il se trouvait ici. Il eut sa réponse lorsqu’il fut juste derrière la personne qui l’intriguait peu avant. Il s’agissait d’une Démone, ce n’était pas possible autrement. Remontant ses lunettes à l’aide de sa main gauche, il ne put s’empêcher de faire un commentaire.

    -Franchement, il y a de plus en plus de parasites par ici. Comme si il n’y en avait pas assez, je vous jure…

    Non inutile d’être discret, ce n’était pas la peine. Son but n’avait pas été de la provoquer, mais William avait légèrement tendance à ne pas garder sa langue dans sa poche. Bien au contraire, il disait tout ce qu’il pensait, que cela plaise ou non. De ses yeux bicolores, il lança un regard à la jeune femme, tout en remontant une nouvelle fois ses lunettes, puis il porta son attention sur la porte, même si l’envie d’exterminer le Démon à ses côtés le démangeait. Il les haïssait quel qu’ils soient. Il ne pouvait pas les supporter, c’était plus fort que lui.

    Tirant légèrement son nœud de cravate afin de la resserrer, même si elle n’en avait mais strictement aucun besoin vu qu’elle était déjà serrée au possible, il se rendit vers la sortie, et y serait arrivé si une personne se tenant juste devant lui n’avait pas eu l’idée de reculer sa chaise. Et de lui bloquer le passage par la même occasion. …Si il s’écoutait, il aurait shooté dans sa chaise sans aucune hésitation, sa mauvaise humeur s’étant pointée, mais il ne pouvait pas le faire. La seule chose qu’il puisse faire était attendre qu’il daigne ne plus lui barrer le passage.

    Le superviseur faillit faire une remarque plus que désobligeante, mais une voix le retint. Une voix féminine. Qui venait tout droit de la Démone. Un de ses sourcils tressaillit alors qu’il remontait une nouvelle fois ses lunettes. Lentement, il se retourna vers elle se demandant ce qu’elle pouvait bien lui vouloir. Il n’avait strictement rien fait de mal non ? ….Juste dit la vérité.


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Stella Hurricane

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MessageSujet: Re: « Installez-vous, je ne mords pas. » [Libre]   Ven 27 Jan - 12:16

Le regard perdu dans le papier médiatique, Stella ne fit pas attention à grand chose, c'était à peine si elle voyait comment aller chercher son verre de Whisky. Une odeur attirait son attention cependant. Un petit Dieu de la Mort était là, non loin d'elle. Stella eue alors un immense sourire se fendre sur ses lèvres, après l'avoir entendu. Il avait une voix différente de celle d'Alan Humphries, ainsi, elle levait les yeux sur le Faucheur en question avant de le voir en mauvaise posture, attendant calmement -ou pas- devant un gars qui ne faisait même pas attention à lui. Lady Hurricane soulevait un sourcil, le sourire marqué sur les lèvres. Dis donc... Il était mieux fait qu'Humphries lui... Haha, magnifique, une phrase bien placée et hop, il se retournerait vers elle. Il fallait bien qu'elle le voit de face, non ?

    « Quel manque de tact, parler ainsi à une Lady... »


Détrompez-vous, ce n'était absolument pas méchant... Juste provocateur. La ruse fonctionnait, puisque le Dieu de la Mort se retournait vers elle. Elle laissait tomber le journal sur la table et offrait le plus séduisant de ses sourires. Diantre ! Il était mignon tout de même ! Elle savait qu'il parlait d'elle, puisque quelques minutes auparavant, il était derrière-elle. Elle décroisait les jambes et se relevait légèrement pour poser le coudes sur la table. Elle fit un geste de la main pour l'inciter à s'asseoir en face d'elle. Allait-il seulement le faire ? Une phrase pouvait tout changer.

    « Installez-vous, je ne mords pas. Vous n'arriverez pas à le faire bouger, c'est un habitué. »


Tout comme elle d'ailleurs. Enfin, pas vraiment si habituée que cela, mais on la connaissait bien dans ce bar, du moins, le barman et le patron. Il n'était pas rare qu'elle s'installe à une de ces tables, tout en lisant un journal, après une journée de shopping. Et celui devant le Shinigami ne risquait pas de bouger, à son avis, il était déjà bien beurré le bougre.

    « Ne restez pas là, venez donc vous asseoir, mister. »


Ou comment essayer de le draguer en face à face en plein milieu de ces humains...
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William T. Spears

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MessageSujet: Re: « Installez-vous, je ne mords pas. » [Libre]   Sam 28 Jan - 2:46

    A l’entente de la phrase de la Démone, le superviseur eut plus l’impression d’avoir Sutcliff à ses côtés qu’autre chose. C’était exactement le même genre de remarque que lui faisait son subordonné. Tsk. Sauf que là, il ne pouvait malheureusement pas répondre à la Démone sur un ton mordant qu’elle n’était pas une femme. Même si sa mauvaise foi était sans doute plus grosse que celle de toutes les personnes réunies ici, il n’allait pas lui sortir une phrase de ce genre là. Oh il pouvait toujours enlever ses lunettes quelques instants et lui sortir ça en la regardant, puis dire qu’il n’avait pas remarqué qu’il s’agissait réellement d’une femme, mais c’était lui accorder trop d’importance. Et puis, on ne sait jamais, elle pouvait essayer de tenter quelque chose lorsqu’il aurait enlevé ses verres. Paranoïaque ? Non. Prévoyant, c’est totalement différent après tout. Enfin, il fallait bien qu’il trouve quelque chose à lui répondre, surtout qu’il s’était tourné vers elle, il n’allait donc pas faire comme si il ne l’avait pas entendue ni vue, surtout après le commentaire qu’il avait laissé.

    -Ais-je précisé à qui je m’adressais ? Franchement…Ce n’est tout de même pas de ma faute si vous l’avez pris pour vous-même.

    Oh tiens, voilà la mauvaise foi qui se repointait. Essayez de chasser le naturel et il revient au galop. La toisant d’un air glacial se demandant ce qu’elle allait faire. Après tout, il n’avait pas énormément de temps à perdre avec elle, c’est qu’il avait encore du travail à faire. Mais maintenant qu’elle lui avait parlé, il n’allait pas laisser filer l’occasion de se défouler sur un Démon entre ses doigts. Avec un peu de chance, il pourrait l’exterminer non ? …Aha. Ou pas. Déjà premièrement ce serait plus que difficile dans cet endroit bondé, et deuxièmement, il ne fallait pas sous-estimer les Démons. Certes, il aurait sans doute des chances de la blesser mais certainement pas de la tuer, il ne fallait pas se faire trop d’illusions.

    Quand elle reprit la parole, William lança vaguement un regard derrière lui, espérant peut-être que l’homme se soit bougé. Chose qu’il n’avait bien évidemment pas faite. Apparemment il comptait rester là durant un bon bout de temps. Tsk. De nouveau, c’était une conspiration contre son humble et sublissime personne qui était en train de se créer. Est-ce qu’un jour il arriverait à faire son travail tranquillement, pouvant ainsi espérer finir à l’heure ? Sans doute pas. Ou alors peut-être que dans cent ans, il y aurait un espoir. Minime. Mais il y en avait un. Reportant son attention sur la jeune femme, remontant pour la énième fois de la journée ses lunettes.

    -Si vous vous permettez de faire cette remarque, c’est que vous l’êtes aussi. Je vous jure…

    Ou comment ignorer superbement la partie qui l’invitait à s’asseoir à ses côtés. Franchement, il préférerait mourir plutôt que de devoir aller s’asseoir à côté d’un Démon. Déjà la distance qui les séparait là était beaucoup trop courte. C’est qu’il avait besoin d’un espace vital. Aucun être démoniaque ne pouvait s’approcher à moins de trois kilomètres de lui normalement. Il les haïssait, quelque qu’ils soient, il les mettait tous dans le même panier. Ce n’était que des factieux qui leur volaient des âmes à eux, pauvres Shinigamis qui essayaient vaillamment de faire leur travail comme ils le pouvaient.

    Le pire, c’est qu’elle semblait avoir raison. Le type n’avait pas bougé d’un poil. Et la jeune femme insistait pour qu’il s’asseye. …Non décidemment il ne poserait pas ses fesses sur la chaise qu’elle désignait, c’était hors de question de lui faire plaisir. D’ailleurs, pourquoi tenait-elle tant à ce qu’il s’installe là ? Mais, voyant qu’il était de toute façon bloqué en quelques sortes, bien sûr il pouvait contourner d’autres tables pour sortir, mais maintenant qu’elle lui avait adressé la parole, même si il détestait les Démons de tout son cœur –si il en a un.- ce n’était pas une raison pour paraître impoli. Tâcher l’honneur des Dieu de la Mort devant eux n’était pas son but, loin de là. Au contraire, il valait mieux leur montrer oh combien ils leur étaient supérieurs ! Il consentit donc à se bouger, se mettant près de la chaise désignée par la jeune femme, sans pour autant s’y asseoir, restant debout, tout aussi raide que la justice. Hors de question d’obéir à l’un de ses ‘ordres’. Age mental : 3 ans, et encore il est gentil avec lui-même là. Mais demain ne serait pas la veille. Il restera debout durant le temps qu’il faudra, mais il ne s’assiéra pas là.

    -Non merci. J’espère que vous avez quelque chose d’intéressant à dire, je n’ai pas de temps à perdre avec des futilités. Surtout pas avec quelqu’un dans votre genre. Je vous jure…

    Lança-t-il en croisant les bras, juste après avoir remonté ses lunettes, encore une fois. Son ton peu engageant aurait sans doute dissuadés quelques personnes, mais un Démon ne se démonterait sans doute pas face à cela. Dommage. Quoiqu’il en soit, après quelques instants, il du quand même admettre qu’il devait avoir l’air parfaitement ridicule à rester debout, là en plein milieu. Lançant un vague regard à côté de lui, et voyant qu’il y avait une chaise de libre, il la tira jusqu’à lui afin de s’asseoir dessus, essayant de montrer par ce geste qu’il n’avait absolument pas la moindre intention d’obéir d’une quelconque façon qu’il soit à la jeune femme, si elle ne l’avait pas déjà compris.

    Croisant les jambes, sans pour autant être affalé sur l’objet en bois, William avait croisé ses bras sur son torse, légèrement éloigné de la table. Enfin légèrement. Autant dire qu’il était le plus éloigné qu’il le pouvait, afin d’être le plus loin possible de la Démone. Il n’avait pas la moindre intention de s’en approcher un peu plus. Tiens. Pourquoi s’était-il encore assis là face à elle ? A oui à cause de l’autre crétin qui lui barrait le passage. Malin. Très intelligent. …Lui, se répéter ? Non pas tant que cela. Juste un peu. Un tout petit peu. Mais il faisait ce qu’il voulait après tout.


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Stella Hurricane

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MessageSujet: Re: « Installez-vous, je ne mords pas. » [Libre]   Dim 29 Jan - 7:32

Stella laissa un sourire effleurer ses lèvres. C'est qu'il avait de la répartie lui...Non, mais la logique c'est qu'il était derrière-elle au moment où il avait parler de parasites, c'était normal qu'elle le prenne pour elle. Et puis c'était quoi ce ton employé ? Quel abjecte personnage. Il ne savait pas à qui il s'adressait. D'ailleurs, qu'est ce qu'il en savait qu'elle était un... Parasite ou non ? Nothing, of course.
Cependant elle lui proposait tout de même de s'asseoir devant elle, au début pour le draguer, en second parce que l'autre devant lui n'allait pas bouger de là avant quelques heures. Et bien sûr, il fallait qu'il croit qu'elle lui donnait un ordre. Sa foi, cela n'y ressemblait pas, elle lui avait proposé de s'asseoir, ce qui était tout à fait l'opposé. De plus, il fallait qu'après un instant à se rendre ridicule là debout devant elle, qu'il ne s'éloigne le plus loin possible d'elle en lâchant encore une fois une remarque bien pesante.

Malgré tout, elle le trouva très intéressant de par sa froideur et son côté distant. Et bien, il donnait vraiment l'envie qu'elle le déteste celui-là, mais, elle ne le détestait pas, bien au contraire. Quelque chose d'intéressant pour lui ? Mais bon sang, c'était quoi ce phénomène bipède ? Stella arqua un sourcil interrogateur tout en se laissant aller contre le dossier de la chaise. Quelqu'un de son genre ? Haha. Très drôle. Elle arbora un sourire sincère avant de le fixer.

    « Qui vous a dit que j'étais un... Parasite ? Vous n'en savez strictement rien, alors perlez pour vous-même. »


Elle marquait une pause avant de reprendre. Si il y avait bien un moyen pour l'autre se bouge, c'était bien d'attendre en s'installant. Elle le savait aussi bien que le Shinigami, plusieurs fois elle avait eue la blague. Bien sûr, le patron l'avait vite fait bouger, le bougre.

    « Ensuite, permettez-moi, mais vous n'arriverez pas si facilement à le faire bouger de sa place. Il vous faudra patienté. Oui, je suis une habituée, cela vous pose-t-il problème ? »


Il l'avait bien refroidit, mais elle gardait un sourire, histoire de ne pas perdre la face devant le Faucheur. C'était toute une histoire tout ce qu'elle devait faire pour paraître normale. Elle avait fait la promesse et puis, elle n'avait pas le moral à se battre. La date approchait.
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William T. Spears

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MessageSujet: Re: « Installez-vous, je ne mords pas. » [Libre]   Lun 30 Jan - 5:26

    …Si jamais un autre Shinigami passait par là et le voyait assis en face d’un Démon, lui parlant même, il ne savait pas exactement ce qu’il ferait. Il persuaderait sans aucun doute le Faucheur de ne strictement rien dire, sous peine de voir bizarrement des dossiers supplémentaires s’ajouter à ceux qu’il avait déjà en cours. Ou quelque chose dans ce genre-là. Mais bon, après tout il ne devait pas tellement s’inquiéter sur ce point-là, il était le seul Dieu de la Mort à être assigné dans ce coin pour le moment. Franchement… Qu’est ce qu’il pouvait bien faire là ? Il manquait cruellement de personnel, il ne faisait même pas partie du Département de Collecte des âmes et se retrouvait pourtant sur le terrain. Bon en soi cela ne le dérangeait pas tant que cela, il râlait plus pour la forme, et plus il tirait tête, moins on venait l’aborder. Quoique. Même la chose démoniaque là en face lui avait adressé la parole. Non il ne l’avait pas provoquée juste avant, qu’allez-vous donc raconter là ? Il a simplement exprimé ses pensées, qui reflétaient la réalité, il fallait bien l’avouer. Après tout, il ne lui avait jamais demandé de lui répondre, ni de le prendre pour elle n’est-ce pas ? Il n’était donc en aucun cas coupable. Contrairement à la jeune femme qui lui faisait face, et qui venait de s’appuyer contre son dossier, William resta toujours aussi raide, semblant apparemment être incapable de s’affaler.

    -Les Démons tout comme les Shinigamis ont une odeur bien particulière. Et de toute façon, je me parlais déjà à moi-même tout à l’heure, chose beaucoup plus intéressante et instructive soi dit en passant. Franchement…

    Bon pour la discrétion et la politesse il reviendrait une autre fois. Balancer devant tout le monde qu’ils étaient inhumains ne semblait absolument pas le déranger, à vrai dire il trouvait ça normal. Le problème était que les humains ne le prenaient jamais au sérieux, tant pis pour eux, qu’ils vivent dans l’ignorance si cela leur plaisait. Il remonta une nouvelle fois ses lunettes sur son nez, abandonnant le Démon du regard pour lancer un coup d’œil à la pièce où il se situait. Il ne lui fallut pas plus de deux secondes pour conclure qu’elle ne lui plaisait absolument pas. Il aimait l’ordre et était on ne peut plus maniaque, alors vraiment non cet endroit n’était pas fait pour lui. Puis, lorsque la jeune femme reprit la parole, il reporta son regard bicolore sur elle, la toisant d’un regard nettement plus froid qu’à son habitude. Déjà qu’il ne devait pas être très plaisant en temps normal…

    -Aucuns, je vous jure... Tant que ce n’est pas un de mes hommes qui se trouve en être un, ce n’est absolument pas mon affaire.

    Il n’allait pas dire que savoir que c’était une habituée le dérangeait, au contraire, en sachant cela les Démons baissaient encore un peu plus dans son estime, et montrait oh combien les Shinigami leur était supérieurs. Ou pas. Mais bon, il fallait voir la réalité en face, les Faucheurs étaient supérieurs à ces êtres maléfiques, du moins de son point de vue, et il fallait vraiment être sourd et aveugle pour ne pas se rendre compte de la position du superviseur à ce sujet. Remontant encore et toujours ses lunettes, à croire qu’il ne pouvait pas s’empêcher de le faire toute les deux minutes, le Faucheur ne la lâchait toujours pas des yeux. Peut-être était-il oppressant à la fixer de la sorte, on lui avait déjà fait la remarque à quelques reprises, mais il n’avait jamais essayé de changer, ne voyant pas en quoi cela pouvait déranger. Après tout, ne disait-on pas de regarder son interlocuteur ?

    Sentant encore légèrement l’odeur du Démon arriver jusqu’à lui, il recula légèrement, n’ayant pas la moindre intention de lâcher son comportement de gamin malgré tout. Encore heureux qu’il venait de faucher l’âme de quelqu’un. De la sorte, l’odeur de mort qui accompagnait généralement les Shinigamis n’était que plus forte chez lui pour le moment, masquant légèrement celle de la jeune femme. Enfin soit. Combien de temps allait-il devoir attendre pour que l’autre ne se bouge franchement ? Il n’avait pas l’intention de rester là durant des heures, il n’avait pas que cela à faire. Commençant à pianoter des doigts sur son bras, il lança un regard en biais à la personne qui lui bloquait le chemin, ne cherchant absolument pas à cacher son agacement.

    -Au plus tôt il se bougera, mieux ce sera, franchement. Il y a encore plusieurs dossiers dont il faut s’occuper et je n’ai aucune envie de devoir faire des heures supplémentaires. Je vous jure…

    Lança-t-il, continuant de pianoter avec ses doigts pendants quelques instants, avant de les porter à la monture de ses verres, les remontant une nouvelle fois, bien qu’ils n’en aient mais strictement pas besoin. Enfin, chacun ses tics n’est-ce pas ? Bon très bien, lui il en était bourrés, mais ne l’admettait pas, ignorant parfaitement les personnes qui osaient le lui faire remarquer. Ou alors si la personne en question en avait un elle aussi, il n’hésitait pas à le relever avant de changer de sujet. Non il faudrait attendre encore très longtemps avant que William n’admette qu’il ait des tics. Et encore plus pour qu’il reconnaisse avoir eu tort. Même si il se faisait passer pour un crétin ou un enquiquineur de première classe, il n’admettrait jamais une de ses fautes. Par contre lorsqu’il s’agissait de relever celles des autres, là il ne prenait pas de pincettes. …En fait ce n’est pas parce qu’il voulait paraître désagréable, mais c’était tout simplement parce qu’il ne savait pas faire autrement. Être sympathique ? Non il n’y arriverait certainement pas. Tout comme avoir du tact, il n’en avait aucun, il le savait mais ne se plaignait de rien. Il valait mieux aller directement au but que de tourner pendant trois ans autour du pot, même si la vérité n’était pas toujours bonne à dire. Sauf si il s’agissait de sa personne bien évidemment. De la mauvaise foi, il en avait et pas qu’un peu.

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Stella Hurricane

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MessageSujet: Re: « Installez-vous, je ne mords pas. » [Libre]   Mer 1 Fév - 11:49

Non mais, il la prenait pour une imbécile là ? Quel être intéressant. Il prenait les Démons pour des incapables ? Sans doute, en tout cas, Stella ne perdait pas la face, c'était montrer qu'il n'avait pas tort. Il avait tort, les Démons étaient intelligents, ou du moins, certains. Sinon, pourquoi ils proposaient des pactes avec les humains si ils ne possédaient pas un minimum de connaissances culturelles. Ils savaient bien se tenir et lorsque le maître demandait bien des choses, il fallait être capable d'assouvir ses ordres. Chose qui n'était pas très aisée. Malgré tout, un Démon ne refusait pas le travail qu'on lui incombait, c'était manquer de respect. En tout cas, Stella était respectueuse envers son maître.

    « Bien, tant mieux alors. »


Que voulait-il qu'elle lui réponde d'autre ? De toute façon, cela ne servait à rien de s'énerver avec un Faucheur en plein milieu des humains. Mauvais plan. Et puis, n'avait-il pas parlé de cela en plein public ? Non mais, il était fou, ou complètement irresponsable. Les humains ne croyaient pas en ces choses là, sauf les religieux -personnes que Stella doutait qu'ils soient dans un lieu comme celui-ci- mais tout de même. Si l'un d'eux était ivre mort, cela allait mal tourné. Bref, après qu'il lui ait répondu, elle soulevait les épaules et lisait à nouveau son journal, comme si de rien n'était.

Celui-là n'était pas très commode, mais elle s'en contentait. Cependant, il ne fallait pas qu'il cherche des noises à cette chère Lady Hurricane, déjà elle n'avait pas le moral, de deux ce n'était vraiment pas son jour. Oui, il y avait une différence. Plusieurs dossiers en cours hm ? Malgré qu'il était désagréable, elle allait trouvé le moyen qu'il sorte d'ici le plus tôt possible. Tant pis pour la séance de drague, ce n'était pas important. Et puis cela lui servirait à comprendre que les Démons n'étaient pas si vulgaires. Par contre, ce ne serait pas pour tout de suite. Oh quoi que...

    « Plusieurs dossiers vous dites ? »


Elle baissait le journal, le délaissant sur la table. Elle réfléchit et eue alors une idée. Si le barman l'avait déjà aidé plusieurs fois, alors il aiderait le Shinigami à sortir d'ici. Elle n'allait cependant rien dire au Shinigami assit à la table un peu plus loin qu'elle et levait la main. Le barman s'approchait alors et s'abaissait à la hauteur de Stella.

    « Pourriez-vous me rapporter un autre verre ? Oh et demander à l'homme assit là bas de se bouger, Monsieur ici présent doit s'en aller pour son... Travail. »


Le barman acquiesçait, prenait le verre vide et retournait à ses affaires. Si le Faucheur face à elle lui balançait une réplique, elle savait quoi dire. Jouer la carte de la franchise était son domaine, même si il ne voulait pas la croire, tant pis pour lui. Elle aurait fait sa bonne action de la journée.

    « Normalement, vous devriez sortir d'ici, dans peu de temps. »


Elle croisait les bras, fixant la fenêtre qui donnait sur la place, l'air songeur.
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William T. Spears

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MessageSujet: Re: « Installez-vous, je ne mords pas. » [Libre]   Jeu 9 Fév - 23:53

    Remontant maintenant ses gants noir, non il n’allait pas daigner les enlever, ce n’était pas non plus comme si c’était Noël non plus, il lança un vague regard à ses mains, le détachant du Démon. Il avait quasiment un besoin constant de les occuper, d’une quelconque manière qu’il soit. En écrivant, en se craquant les doigts, en remontant ses lunettes, ses gants, etc, etc… Impossible de le faire tenir plus de deux minutes sans qu’il ne touche ou ne fasse quelque chose. C’était plus fort que lui. En soi, il ne s’en rendait même pas compte, il le faisait inconsciemment, mais même si on le lui faisait remarquer, sans doute qu’il ne changerait rien ou changerait de sujet tout simplement. …Oui sa mauvaise foi devait être d’une telle ampleur qu’elle devait se sentir à trois kilomètres à la ronde. Qu’est-ce qu’il ne fallait franchement pas faire pour avoir raison dans n’importe quelle circonstance, vraiment.

    Quoiqu’il en soit, il allait devoir trouver un moyen de passer le temps d’une manière ou d’une autre. Et malheureusement dans un sens, il eut fallu qu’il tombe sur une Démone. …Dans un sens, elle était à plaindre elle aussi, le supporter n’était pas la chose la plus facile. D’accord, si l’on était un Shinigami qui faisait correctement son travail, il était même presque facile d’être à ses côtés sans se recevoir une quelconque remarque, mais rien que le fait d’être un Démon changeait du tout au tout. Pour lui, ces êtres étaient tous des factieux, point final. Il ne pouvait pas exister un être démoniaque qui puisse être sympathique ni quoique ce soit. C’était invraisemblable. C’était le monde à l’envers. Ils étaient leurs pires ennemis, ce n’était pas quelques paroles ou geste qui allait faire changer William d’avis.

    Mais de toute façon, la jeune femme ne semblait absolument pas essayer de s’attirer ses faveurs. Tant mieux. Parce qu’elle n’arriverait strictement à rien si ce n’est gaspiller sa salive, et se prendre la tête avec un type borné, aussi têtu qu’un âne cherchant toujours à avoir raison, quitte à utiliser des réparties dignes d’un enfant de trois ans. Généralement, quiconque se frottait à lui en essayait de lui montrer qu’il avait tort repartait avec les nerfs en pelote ou beaucoup plus désespéré qu’avant. Tout comme les Démons et les Shinigamis ne pouvaient pas s’entendre d’après lui, il avait toujours raison, c’était comme ça point final. …Très bien intérieurement il reconnaissait qu’il avait tort, mais inutile de le montrer. Tout comme ses émotions, mis à part la mine sévère qu’il affichait habituellement, les autres n’avaient strictement pas besoin de le savoir.

    Tiens ? Qu’ouï-t-il ? Serait-elle en train de lui adresser une nouvelle fois la parole ? Certainement. A qui pourrait-elle bien parler de dossiers ? Au mur ? …Mouais, pas très convaincant. Surtout qu’il venait de mentionner ses dossiers. Oh, cela signifiait donc qu’elle l’écoutait ? Il fallait croire que oui. …Non elle n’allait pas remonter pour autant dans son estime. Un Démon ne remontait jamais dans son estime, il ne pouvait que baisser.

    -Oui. Certaines personnes , négligent tout ce qui semble toucher de près ou de loin aux papiers, il faut bien que quelqu’un s’en charge. Surtout que ces derniers temps le taux de mortalité ne fait qu’augmenter, franchement…

    C’est fou comme il pouvait paraître plus parler à sa propre personne qu’à son interlocuteur. Au fond, c’était peut-être le cas. N’aimant pas spécialement parler directement aux autres, autant le faire par l’intermédiaire de soi-même. Cela pouvait être très instructif. Et pertinent. Tant pis si on le prenait pour un crétin. Même si ce n’était pas vraiment le genre d’image qu’il voulait se donner. Mais tiens en y pensant, si il tardait encore un peu, il aurait une excuse une nouvelle fois pour ne pas se rendre aux fêtes nocturnes. …Oui cela devait faire des années qu’il n’y avait plus mis les pieds, et ferait bien de s’y pointer de temps à autres, mais il n’en avait pas la moindre envie. Rester assis à imiter le décor n’était pas ce qu’il préférait faire, alors au lieu de perdre son temps inutilement, autant rattraper le travail en retard, ou alors mieux s’avancer ou encore mieux dormir. Tiens si cela tombait il aurait une excuse en béton si jamais il devait intervenir dans une mission cette nuit. Mais bon, il ne faut pas trop rêver non plus.

    Quoiqu’il en soit, la jeune femme appela le barman, pour une raison quelconque que William ne chercha même pas à écouter, il n’avait pas la moindre envie de se rapprocher d’elle pour écouter ce qu’elle disait. Après tout, qu’est-ce que les affaires d’un Démon pouvaient bien lui importer ? Strictement rien. La seule chose qui l’intéressait avec ses êtres c’était de pouvoir en tuer un, ou alors encore mieux de faucher une âme qu’ils avaient en vue. C’était toujours amusant de voir leur tête dans ces cas-là. Quoique la sienne ne devait être pas mal non plus dans le cas contraire.

    Le superviseur haussa un sourcil à la phrase de son interlocutrice. Comment pouvait-elle savoir qu’il allait bientôt pouvoir sortir d’ici ? Elle était peut-être voyante ? Aha. Un Démon voyant. Et puis quoi encore. Si c’était le cas, lui était un humoriste de haut niveau reconnu par le monde entier. Remontant une fois de plus ses lunettes, tant pis si cela pouvait paraître énervant ou oppressant, il se tut durant quelques instants avant de reprendre la parole

    -Vraiment ? Il vous a communiqué télépathiquement son désir de s’asseoir correctement ?Je vous jure...

    L’absence de sourire, même narquois, et l’air qu’il continuait d’arborer, étaient tels que l’on pourrait même venir à se demander si ce qu’il venait de dire n’était pas la chose la plus sérieuse du monde. Dans un sens, c’était positif, de la sorte, on ne se rendait peut-être pas compte qu’il se fichait de notre poire. …Mouais ou pas. Si l’on analysait les paroles, il était évident qu’il ne croyait absolument pas son interlocutrice. Pourquoi le ferait-il après tout ? Les Démons n’étaient pas reconnus pour dire la vérité à tout bout de champ, bien au contraire.


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